Avec de la mémoire, on se tire de tout

24 mars 2008

Il y a fort fort longtemps

J'étais une petite fille de 8 ans qui s'était promis d'étudier à la Sorbonne.
12 ans plus tard, je suis une petite fille qui pleure de rage derrière son ordinateur.

Life is not a competition, and I'm not winning (seule Marieke comprendra)

Comprendre, quel beau mot, SE COMPRENDRE, c'est le défi d'une vie.
Depuis une semaine (pratiquement), depuis Mardi en fait, depuis que maman est rentrée de son week-end à Paris et qu'elle ne m'a meme pas dit bonsoir en rentrant dans la maison, ma vie a viré Hell-o-Dramatic.
"Wonderful and sad" comme le dit si bien Hawksley Workman.

Depuis une semaine, ma famille s'est découvert un nouveau jouet : Margaux.
Ah que c'est plaisant de s'amuser avec, de la retourner au gré des coups de fils, de lui balancer des avis contradictoires, de lui mettre la pression "tu as 20 ans et tu ne sais pas ce que tu veux faire ?" comme si tout d'un coup j'avais 40 ans et que j'avais utilisé tout le capital Botox de ma vie.

Mon dieu, je me sens tellement ridicule d'être rentrée dans la danse.
Dans la danse des gens pour lesquels le diplome et les fringues qu'on porte sont tout ce qu'on représente et la seule valeur qu'on puisse avoir aux yeux de la Société.
Mon dieu que j'ai peur d'avoir mis mon doigt là-dedans et de m'être laissée entrainer.
Entrainer dans un groupe, ça je sais bien faire. Parce qu'au fond, je n'existe pas. Je n'ai pas vraiment de personnalité, je ressemble tout au plus à un bout de cheddar de ce coté là : informe, sans couleur ni réel gout, il faut un accompagnement pour le réveiller.

Et je suis ce cheddar alors qu'en vrai je suis du Bleu, du Rock Fort, de la Cancoillotte, du Bree, du Gorgonzola, en vrai j'existe, en vrai je suis moi-même, quelque part, au fond, paumée, en vrai là, je ne pleure pas de rage toute seule derrière mon ordi, j'ai juste moi-même qui tape sur toutes les portes pour pouvoir sortir.
En vrai, j'ai cru que tendre la main à ce que je ne voulais pas être était la clef pour libérer mon moi-même. En fait, non. Moi-même est enfermée depuis une dizaine d'années et hurle depuis une semaine (en vrai depuis quelques mois, années, siècles) qu'on la laisse sortir.
Bon dieu laissez la sortir.
J'ai peur des conséquences.
J'ai peur de moi.

P3170347

Cette fille, il parait que c'est moi.
Mais je ne la reconnais pas.

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16 mars 2008

I am a pond full of regrets

Sunday
Moi, mon bindi (pas beau) ma fiche de lecture que j'ai fini, Maya qui est malade

Sinon, comme je ne sais plus parler, ni écrire, encore moins des trucs beaux, je sais dégoter de la merveille.
Alors prenez vous ça dans la gueule :

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18 février 2008

It's not too much, is it ?

Life is what happens when you're making other plans"


Plus je regarde cette bande-annonce et plus je me sens aspirée par elle. Peu de gens peuvent comprendre que ce film est une métaphore de l'entrée dans l'âge adulte, dans un monde où les règles se contredisent sans arrêt et où on ne sait jamais ce qu'on doit faire.
Dieu que je suis paumée.
Paumée partout, je ne vois plus aucune pierre solide à laquelle m'amarrer.
Etudes, Travail, Amour.
On va dire que tant que la Santé va, tout va.
Tout peut être magnifique, parfait. Et la seconde d'après on a un château de sable écroulé à ses pieds.
Pour que tout aille bien il faudrait que je fasse des choix décisifs et que je m'y tienne. Mais je me laisse toujours avoir.

La grande question sera "être à la hauteur". Que personne ne me chante le refrain du Roi Soleil ou je lui mets un bourre-pif.
Qu'est ce qu'être à la hauteur ? Chacun a-t-il une "hauteur" à atteindre ? Y a-t-il des hauteurs faites plus pour certaines gens que d'autres ?
Etre à la hauteur, ça veut dire grandir. C'est surement ce qui m'attend. Mais j'aurais préféré que ça se fasse avec un peu moins de pleurs et un peu plus de sérieux. Et sans abimer la moitié de la population qui m'entoure.

Ma vie n'est pas du tout ce que je croyais. J'ai l'impression qu'il va falloir encore se plier à cette mascarade du "Changeons complètement" pour aller mieux. Je le pressens. J'ai juste pas assez d'énergie pour préparer cette révolution. Parce qu'il n'y a que ce mot ; révolution : mouvement qui abolit un régime pour en mettre un autre à la place.
J'ai juste pas la force, et pas assez de jugeote pour décider comment faire tout ce grand ménage de ... de quoi ?
De vie ?

On dirait que j'apprête à passer la pire semaine de vacances de toute ma vie.

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16 février 2008

Every possible mistake

Il n'y a pas si longtemps, ma mère m'avait trainée dans une boutique pleine de livres, Le Furet du Nord comme on dit chez nous, en gros ça ressemble à une FNAC mais c'est version chti.
Et là, elle a posé une question anodine "Tu veux lequel ?"
Impossible de répondre. D'habitude je me serais roulée par terre, j'aurais pesté parce que j'aurais voulu en prendre mille, j'aurais marchandé avec maman "alleeeeeeez celui là, celui là et celui ci, siteuplééééé". Mais non, rien de tout ça.
J'ai simplement pas pu. Alors que c'est pas tous les jours, qu'on me propose un truc pareil, j'avais envie de dire non, j'avais envie d'ouvrir un énoooooorme pavé d'Albert Cohen et de m'y blottir. J'avais pas envie d'un livre neuf, pour lequel il faut religieusement l'ouvrir, pour que ça plie un peu la couverture et que ça devienne confortable.
Moi j'avais envie d'un livre déjà vu, déjà lu, déjà épuré, déjà visité, pour le faire revivre, pour lui donner beaucoup de valeur, parce que les vieux livres sont toujours un peu plus confortables, un peu plus gentils, un peu plus mystérieux alors qu'ils n'ont plus rien à offrir, le secret ayant été dévoré.

Au final, j'ai choisi un titre au hasard "Uglies" que ma mère a dévoré pour décréter un "c'est nul" sans appel. Deux jours après j'ai vu qu'ils l'avaient commandé et reçu à la Médiathèque donc ce livre doit être effectivement nul. Ma mère s'est acheté le premier tome de cette trilogie aux couvertures noires décorées d'une touche de rouge sanglant sous forme de ruban, de pomme, de je ne sais quoi... Et elle y est complètement accro.

La chance, j'envie tous ces gens accros, accros à quelque chose, ne serait ce que la drogue ou la méthadone parce qu'il n'y a rien de pire que d'avoir la réputation d'une littéraire et d'avoir perdu le gout de la lecture, il n'y a rien de pire que de se perdre sous sa gentille étiquette si soigneusement attribuée il y a bien longtemps.
Ou si. Il y a peut être ce réveil douloureux, un matin, avec cette sensation galopante et qui bouffe, cette sensation de vide.
Vide comme ... le vide.
Un de ces sales vides que rien ne peut combler. Meme les paquets de chips.
Vide que je sens l'écho de mon ancien moi qui me hante, ce moi qui avait des orgasmes cérébraux à l'idée de faire ses devoirs et qui là se retrouve passablement dégoutée dans de nombreux cours.
Je ne sais pas si c'est l'Université qui m'a mise dans cet état ou si c'est le petit boulot que j'ai pris. Bénédiction pour le CV, malédiction pour la vie sociale. Plus l'occasion de sortir ("désolée, demain je me lève tôt j'ai Médiathèque" ou "Ah je peux pas le samedi soir, le dimanche matin j'ai Médiathèque" ou pire "j'aurais adoré manger avec toi, mais je dois partir, j'ai Médiathèque à 14h").
"Avoir Médiathèque".
C'est vraiment quelque chose de passif, la Médiathèque. On fait semblant de s'agiter, dans le fond. On range, on passe devant des travées remplies de vide littéraire, et parfois quelques pépites (Faulkner, Kundera, Cohen, Blixen, Colette, Grafton, Tolstoi, pas de James ni de Joyce mais dieu merci il y a du Dostoievski). On range, on sourit, on bipe. Une machine pourrait le faire.
Oui mais une machine n'a pas de bouclette.
Une machine ne baisse pas la tête quand la même bande de jeunes qui tient la Médiathèque en haleine depuis 2 semaines l'insulte.
Une machine n'a que des réflexes mais pas de réactions.

"La Médiathèque". Une forteresse pleine de vipères.
Choisir ses amis = choisir son clan = devenir une cible pour le clan opposé.
La moyenne d'age est de 26 ans mais j'ai l'impression de revenir au collège.
La Médiathèque c'est un grand batiment avec plein de baies vitrées partout et pourtant il est souvent impossible de lire les comportements. De savoir ce qu'il s'y passe vraiment. C'est grand et la communauté est minuscule. ça a l'air imprenable et pourtant on se fait avoir par des gamins de 18 ans. Qui se prennent pour les rois du monde.
Et dire que je pensais devenir la Reine de ma vie quand j'ai pris ce petit boulot.
Voilà que bientôt je dois réunir le Conseil Constitutionnel Européen pour avoir un simple week end de libre alors que la directrice est tout le temps en voyage/congé/paslà.
Je regarde ma vie se dérouler, tellement aux antipodes de tout ce que j'aurais aimé vivre. Tellement pas du tout dans la bonne direction. Tellement le pressentiment que je me plante. Tellement pas l'habitude de tourner le volant pour sauver ma peau. Il faut dire que c'est plus facile de la fermer et de laisser rouler et tant pis si on s'explose en plein vol contre le mur, tant pis si ça fait mal et qu'on doit vivre avec les regrets.

20 ans, le bel âge. Et pourtant je me sens plus amère qu'un pot de marmelade.

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23 janvier 2008

What's the fcuk ?

Bon, alors, hier tout va bien. 22h54 je laisse tranquillou un message sur mon blog pour dire que bon, va falloir faire des réserves de bonheur en prévision de temps difficiles à l'horizon ...
Au final, l'horizon s'est scotché à ma gueule pas plus d'une heure plus tard : Heath Ledger a fait too much mumuse avec des little pills et voila, a pu.

Bon alors Heath Ledger, pour les jeunes filles ayant la petite vingtaine comme moi, c'est non seulement le super cowboy blond de Brokeback Moutain, mais aussi le Chevalier de "Chevalier", mais surtout...
SURTOUT SURTOUT ....

heath_ledger

Le rebelle atrocement choupi au fond de lui meme de "10 bonnes raisons de te larguer"
Alors là, à cause de ce film toutes les filles ont encore plus aimé Shakespeare (parce que c'est librement adapté de La Mégère Apprivoisée) et puis bon, Heath il est trop mieux que l'autre gominé et les deux ptits nains qui se partageaient l'affiche avec lui.
Bon depuis, Heath, on avait pu peur pour lui, c'était un grand garçon, il a fait des tas de trucs de foliz, hein, des tas de films que Marieke en piaffait d'impatience et là ... ça retombe comme un gros soufflé.
Je ne vous cache pas le désarroi de la populace amicalement liée à ma personne quand j'ai répendu la nouvelle. Heath, quand meme, c'était un peu notre sex-symbol à nous, parce que Brad Pitt il appartient à la génération précédente.

Pour Marieke, Charlotte, Blanche et toutes les autres filles qui ont adoré ce film culte comme nous toutes. Scène mythique qui fait qu'on se souviendra de Heath à tout jamais.

Et à ceux qui disent que je fais trop dans le sentimentalisme ...


HeathMichelle

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22 janvier 2008

You know what ?

Non j'étais pas en panne (oui bon un peu, et débordée aussi, faut le préciser, être feignasse ça demande un max de motivation et tout plein plein de temps), et puis si vous venez que pour avoir des voeux débridés en tous genres ça marchera pas.
Parce que moi je suis une rebelle, je vous dirai pas Bonne Année, ni Bonne Santé, ni rien, moi je suis trop polie à la Médiathèque à dire bonjour sans arrêt alors je me rebelle, je pousse les gens dans le métro, dans le train, dans moi-même.

Pour fêter le(s) faits, entre autres, que Rogue est un gentil (je l'avais toujours suuuuu au fond de moi), que ça va bientôt faire un an que je suis en couple (j'attends vos voeux à vous (oui oui j'en donne pas mais vous m'en donnerez hein, vous, gentil public que je spolie) (quel public d'ailleurs ? comme j'écris pu, pu personne y vient) le 1er avril (hé non, c'est pas de la blague au final, cette amourette), que la fac c'est très bizarre, que Sex And the City va sortir version film, que j'aime lire du Henry James, que la vie c'est aussi bon que du Toblerone du moment qu'on prend les bonnes options à la fac ...
Je me suis fait couper les cheveux.
Oui oui, mes bouclettes du précédent article, a pu.
J'ai un carré boule bien sage, bien bouclettisé (en plus, plus la bouclette est courte, plus elle bouclettise telle la folie) et d'ailleurs hier je l'ai lissé si bien qu'au boulot on m'a pas reconnue.
Héhé, maintenant je sais qu'à mon boulot ben .. Y'a des gens qui aiment écouter du James Blunt et en plus ils me reconnaissent pas quand j'ai les cheveux lisses. Donc je travaille dans un endroit où vraisemblablement les gens sont aveugles ET sourds.

Maintenant je ressemble à une fille de la periode Charleston qui s'est paumée :

Flou_artistique

Et encore, là on voit pas que j'ai des boucles d'oreilles longues comme un teckel et qui font un bruit de pluie dès que je swingue du crane.

Bref, retour à la case 'Foliz à la Folie'.
Tout ça pour occulter le fait qu'il ne me reste que 36 jours avant que mon amoureux n'en s'en aille aux Pays des Oscars et du Grand Canyon, j'ai nommé ... LE YEMEN !!

Loupé, c'est LAAAAAAA CALIIIIIIIIIIFOOOOOOOOOOOOORNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE, comme dirait mon pote de cheveux Julien Clerc.

Pour six mois.

Humpf.
On va emmagasiner du bonheur dès maintenant, hein ?

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29 décembre 2007

Aux tanks pour moi

Je sais pas si c'est ma soudaine crampe de mollet, ma maladie presque partie, mon boulot que j'ai retrouvé avec émotion après deux jours d'arrêts dus à une terrassante grippe (en fait une sale pharyngite squatteuse, mais grace à elle, j'ai le sirop de Mary Poppins !), mais je fais la foliz de la photo, là.

Tout a commencé quand j'ai noué mon turban à la Marianne Pearl :

di_se_clat

Meme que je me mettais à ressembler à l'héroine du film "Brodeuses" :

Bordeuse

Mais bon, tout pouvait pas etre si idyllique ... Mon turban y s'est cassé la gueule. Du coup on aurait dit Madame de La Vallière ou pire, La Laitière de Yoplait (ouhla vintage cette marque)
lavalli_reLavalli_re_franges

Oui, je sais on dirait pas moi :D
Je suis donc malléable-multiforme, pour changer.

Donc, je sais toujours pas pourquoi je suis de si bonne humeur alors qu'à l'heure actuelle mon sac n'est toujours pas pret et si ma mère voit ça je me fais défenestrer, j'ai envie de lire le tome 6 de Harry Potter et de les remonter tous dans l'ordre inverse tiens en faisant 'tulututu ouwhouh tulututu ouwhouh Tout se mélange dans ma tete depuis l'Aude Je suis comme dans un sandwich du Da vinchi clawde".
A croire que Noel c'est pas fini dans ma tête.
Et faut dire aux gens d'Apple que la pub pour leur "Ail Phone" (et quand viendra le Onion Phone hein ?? KNOW YOUR ONION !!) elle craint grave.
Et faudrait ptet que je me raisonne et que j'arrete de manger des Ritter Sport aux Cornflakes par milliers, ma mère n'a pas oublié mon petit soulier (et mon large estomac).

Bon j'arrête, je dois faire mon sac et revenir à la raison. Mais j'offre toute mon estime et deux paquets d'Oreos à celui qui trouve le minuscule détail qui a changé dans ma chambre ^^

PC290185


Le minuscule détail a été trouvé aujourd'hui à 23h30. L'heureux gagnant recevera donc 2 boites d'Oreos, quand j'aurai eu le temps de les acheter :D

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21 décembre 2007

Rendez vous à ne rater pour rien au monde !

Comme toutes les semaines, comme tous les vendredis soirs quand je finis tard du boulot et que je manque de m'étaler telle la wassingue sur une plaquette de verglas qui trainait entre mon boulot et mon chez-moi, une pensée vient me réchauffer le coeur et me soulever l'ame : Ce soir, c'est la Starac.
Je me pose donc, dès 20h50, l'oeil rivé sur la télé. Bientot avec une machine à pop corn pour apprécier le spectacle à sa juste valeur.
Bon, j'avais toujours autre chose à faire d'urgent pendant la starac (ma diachronique (non c'est pas un truc pervers, c'est l'étude d'une langue de son passé, dans mon cas c'est la diachronique anglaise, O joie) ou mes ongles ou papoter sur MSN avec Riekette), avant.
Là ce soir, j'ai tout interrompu, débranché mon téléphone, remisé mon ordi, parce que ce soir à la Starac, hormis mon Nikos Folizos, il y a

JOSH GROBAN.

Alors Josh Groban, dans ma vie il est mythique. Il est représentatif d'un déjeuner trop salé avec les oignons brulés. Longue histoire.
Mais surtout, il est synonyme d'une musique de fond de l'élection de Miss France de l'an dernier (à l'époque où personne ne posait en petite tenue dans une petite piscine, à la Jésus) où il était plié constamment pour passer dans le champ de la caméra tandis que les Miss pavanaient.
Enfin bref, Josh Groban, rien que son nom, on a envie de rire.
Mais quand on voit sa tete, surtout quand il chante "Pewti PahPah Noweuuul", on pleure de rire tout de suite.

J'étais fort contente d'avoir suivi la Starac ce soir. ça a permis de révéler au monde entier une vérité bien fort troublante : mon ex ressemble trait pour trait à Josh Groban.
Je reviens de loin, donc.

Bon là Quentin il vient de chanter, on aurait cru une chorale de baleine en live. Ultrasons au rendez vous, tellement ultra que ça passait pas dans mon éventail auditif.
Et Nikos remue le couteau dans la plaie "il y a certaines chansons qui se passent de commentaires".
Oh Nikos, parfois ta lucidité me fait peur.

Allez, c'est parti, j'ai rattrapé la Staracademite.

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20 décembre 2007

ZE Honte

Alors me voilà, je me balade nonchalament sur mon blog et je me dis "oh un nouveau commentaire, la classe" alors que mon petit écriturage perso frise la sclérose.
Et là je vois que j'ai été méchamment CAPTEE a la fac avec mon amour de sac à pois bleus que j'ai eu pour pas cher au Créa-téléthon, et CAPTEE par la chef HERSELF du Créatéléthon.

Bon, d'un coté je me dis que ouf, c'est les vacances et que j'ai posté son chèque (si si promis c'est promis promis, il est parti il y a au moins 2 jours, il m'a fait "salut" avec sa papatte d'enveloppe et zoup, dans la boite) mais que la dame Créatéléthonneuse elle va me revoir à la rentrée et que je vais vivre un amour impossible avec ce sac qui est merveilleux et que j'ai trop l'air d'une fille avec.
Bon, faisons le point 'Info Trafic" parce que j'arrive pas à croire qu'on me capte dans une fac déserte alors que je suis pro pour

  1. passer inaperçue (où ça un rire guttural ???)
  2. passer par des portes dérobées

Mais faut dire, j'avais remarqué une mademoiselle qui me zieutait pendant le cours d'Etudes Irlandaises (C'est toi Charlotte ????) (Si c'est bien toi, je t'avais reconnue hihi)

Vous voyez, un mois et demi sans cours et je deviens parano, folle, avec l'écriture totale débridée. ça va plus.
Ce qui me fait encore plus peur c'est que non seulement j'ai un sac de foliz furieuse qu'il est trop beau et que je l'aime à mort et que je dors avec lui, mais je me suis acheté des robes.
Oui.
DeS robeS.
Moi, si j'étais moi meme, ça me ferait carrément flipper. Sachant que je suis une follasse du jean et du col roulé, que je portais que des Kickers ou des vieilles boots d'équitations, que je laissais mes cheveux batifoler avec le vent, que j'avais un look presque grunge... Ben là...
ça fait peur. Vraiment.
Donc robe, donc collants, première paire de vrais talons (merci ma Riekette !!!), tentative d'etre une fille donc.
Je suis meme pas étonnée si d'ici 3 jours je me pointe chez l'esthéticienne en braillant que mon épiderme il a un souci de glucose, ou de gluten, enfin vous voyez le style.
Si je m'abonne à Biba, promis, j'appelle le 15.

Je vais batifoler avec mon sac, et me surveiller, quand meme un peu...
L'info du jour c'est que je portais mes boucles d'oreilles "chaussures de barbie" mais personne ne les a vues. L'honneur de fille pas-fille est sauf !!!

PS : si un jour je me sens plus (ou trop), des photos.

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06 décembre 2007

I hope you feel better

Mes frères, levons nos verres, le mien est plein, au premier mois du blocage de mon Université.
Hé oui, il y a un mois pile je me heurtais de plein fouet au rideau de fer baissé devant le batiment B de ma grande université toute paralysée.
Un mois plus tard, ce matin, pareil.

Qu'est ce qui s'est passé entre temps ?
RIEN.
Pas de cours, pas d'alerte, pas de stress, mollesse power chez ma personne.
Bon, j'ai fini par connecter mes 14 neurones restants et me mettre au travail la semaine dernière.
Maintenant c'est la panique chez mes zamis les étudiants, qui ont peur pour leur semestre. Haha.
En gros : on ne sait toujours pas à quelle sauce on va etre mangés aux exams. Programme entier ? Programme vu ? Exams reportés ? Cours rattrapés ?
C'est le flou artistique qui règne dans mon université, et de son petit donjon mon dirlo s'amuse à pondre des communiqués qui nous embrouillent encore plus.

Mais tout va bien.
Hier, après une journée psychédélique, j'ai vu l'homme de ma vie. Il m'a vu, il m'a souri. J'adore son sourire et la petite marque sous son nez.
ll me ferait presque oublier Sébastien Folin, mon semestre foiré, mon boulot merdique à la Médiatok, papa qui rale pour m'avoir pour les fêtes de Noel (une grande première ...).

djspec03
O, Joaquin !
Hier tu m'as ratatiné l'âme comme on fait une boulette avec de la mie de pain. Après je me sentais trop petite pour mon corps géant et d'ailleurs mon corps on aurait dit une poupée de papier. J'ai passé le trajet de train dans un état second à chercher ma vie dans ce que je vivais.
Je suis dans un calvaire psychique par ta faute. La faute à toi, et à ta petite cicatrice. Et à ton nez, qui est méchamment parfait.
NB : ne jamais me faire regarder un film sur la mafia russe avec Joaquin Phoenix tenant le rôle titre.

Ce matin, le réveil a été difficile. Mais ne t'inquiète pas Joaquin, tu n'as pas quitté mes pensées vu que je n'ai pas branché mon cerveau. J'en ai pas eu besoin, l'université était encore fermée.

Mais bon, comme tu m'a rouleau-compressé le psychisme, jvais devoir me retaper à coup de "Daria".

J'ai une vie palpitante.
Avant, quand j'avais une vie, enfin un semblant de vie, je l'écrivais.
Là, y'a tellement rien à dire que... je ne dis rien.
Place à l'image.

Blocus


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